Pourquoi ?

 

Après des mois d’introspection intense pour aller puiser au fond de mon âme la maîtrise du feu, après avoir martelé mes doigts sans relâche, j’ai absorbé les hématomes comme la compréhension du feuillage.

J’ai transpiré sur mes marteaux, saigné sur mon enclume… Et tout recommencé, encore.

Parfois il faut du temps pour prendre le temps.

Il faut du temps pour que l’apprentissage se fasse à point.Tout comme il faut du temps pour essayer,  tenter de comprendre.Je me trouve contente d’avoir pris ce temps et heureuse aujourd’hui de pouvoir fabriquer du mokume gane.

Avec le mokume gane, j’ai découvert une technique qui me parle intimement.

Quelque chose qui se forge lentement, avec persévérance, passion et entrain. Quelque chose qui ne se révèle pas d’emblée, qui demande un effort, où il faut se lier profondément avec la matière pour en traduire l’essence.

 

 

Qu’est ce que le mokume gane ? 

Le mokume gane est une technique japonaise ancienne, datant du XVIIe siècle. À l’origine, elle a été développée par les forgerons pour la fabrication des sabres traditionnels, les katanas. Son nom signifie littéralement « métal bois », en référence aux motifs veinés que cette technique produit, évoquant le bois.

Rares sont les artisans capables de maîtriser ce savoir-faire, à la fois long, exigeant et complexe.

Le processus commence par la préparation minutieuse de plusieurs plaques de métaux différents, qui sont ensuite soudées entre elles pour former un seul bloc solide. Ce bloc est ensuite martelé, forgé et travaillé jusqu’à l’obtention d’une barrette. C’est à partir de cette barrette que sont façonnés les bijoux ou les alliances — deux anneaux formés sans aucune brasure.

L’essence du mokume gane réside dans l’utilisation d’alliages de métaux contrastés, dont la combinaison fait apparaître des motifs uniques, semblables à des dessins naturels, à la fois organiques et élégants.

naturels, à la fois organiques et élégants.